

La petite rivière qui avait soif
Stéphane AMIOT
Fabrice MONDEJAR
Pourquoi faut-il lire … ?
Ici, l’écologie se transmet par l’émotion et par la poésie.
Le choix de faire de la rivière un véritable personnage, sensible et fragile, constitue l’une des grandes forces du récit.
Les jeunes lecteurs s’identifient et comprennent de manière intuitive les conséquences des actions humaines sur le milieu naturel.
Le livre réussit ainsi à rendre concrètes et accessibles des problématiques complexes telles que la pollution, la pression exercée sur les écosystèmes ou encore la raréfaction de l’eau.
Il ne s’agit pas seulement d’informer, mais de faire naître une relation sensible au vivant.
L’écriture de Stéphane Amiot, simple et poétique, respecte l’intelligence et l’imaginaire du lecteur ; les illustrations de Fabrice Mondejar prolongent cette approche avec une rivière tout en courbes, habitée, presque vibrante.
Publié par les éditions Vivre tout simplement, créées en 2012, cet album s’inscrit dans une ligne éditoriale cohérente, attentive à la transmission de valeurs environnementales.
In fine, ce livre se distingue parce qu’il permet d’aborder l’écologie autrement : par l’empathie, par la beauté et par le récit.
Et nous avons osé. Un livre pour les « très jeunes », certes, mais libre.
Libre de croire qu’un album peut dépasser les âges que l’on voudrait lui assigner.
Car sous ses apparences d’ouvrage pour les premiers lecteurs, La Petite rivière qui avait soif touche aussi une jeunesse plus avancée, celle qui n’a pas renoncé à la poésie, à la lenteur, à l’émotion juste.
C’est là toute sa singularité : un outsider, au sens le plus noble, qui rappelle combien il est vain de vouloir enfermer un livre dans une tranche d’âge ou un genre.
Certaines œuvres, comme certaines rivières, trouvent toujours leur chemin, jusque dans des territoires inattendus.
