L’homme qui plantait des arbres

  • éditions : GALLIMARD

L’homme qui plantait des arbres
Florence LEBONVALLET
Daniel CASANAVE

Pourquoi faut-il lire … ?

Lire L’homme qui plantait des arbres, c’est entrer dans une histoire simple pour en ressortir transformé.

Ce récit, écrit en 1953 par Jean Giono, ressemble à une histoire vraie. L’écrivain lui-même a entretenu cette illusion. À sa parution, certains lecteurs — et même des journalistes — ont cru à l’existence réelle d’Elzéard Bouffier. Cet homme qui plante arbre après arbre, sans chercher reconnaissance ni gloire, agit simplement parce qu’il le faut.

On a voulu le retrouver. Mais il n’existait pas. Et pourtant… tout sonne juste.

Giono invente un homme, et dit une vérité profonde : celle de la capacité humaine à réparer le monde.

C’est aussi ce qui rend cette œuvre si actuelle. Bien avant que l’écologie ne devienne une urgence mondiale, Giono lançait déjà un appel discret mais puissant : prendre soin de la terre, humblement, patiemment.

Elzéard Bouffier ne sauve pas la planète. Il s’en occupe, un arbre après l’autre.

Dans sa version en bande dessinée, adaptée par Florence Lebonvallet et magnifiquement illustrée par Daniel Casanave, les paysages de Haute-Provence se déploient, lumineux et fragiles. On voit la terre sèche, les collines désertes… puis la lente apparition de la forêt.

Le dessin épouse le temps long du vivant, ce temps que notre époque a parfois oublié.

Ce livre touche par son universalité. Il traverse les âges. Il peut être lu enfant comme un conte, puis relu adulte comme une méditation.

Il parle de solitude, de patience, de transmission, et surtout d’espérance : n’est-il pas vrai que les grandes transformations naissent de gestes modestes, répétés avec constance ?

Planter un arbre. Jusqu’à ce que le désert devienne forêt.

Et qu’en silence, le monde change.